Hajj & Omra · Sécurité des pèlerins
Une carte au format bancaire, glissée dans la poche. Un bouton. Et autour, les téléphones de la foule qui relaient discrètement son signal jusqu'à son encadrant — sans GPS, sans qu'il ait rien à manipuler.
Conçu et développé en France par AnyDS · pour les agences de Hajj et de Omra
Le problème
Des millions de personnes sur quelques kilomètres carrés, une chaleur écrasante, des vêtements identiques, et des pèlerins souvent âgés qui ne parlent pas la langue du pays. Un groupe se disloque en quelques secondes.
Beaucoup de pèlerins n'en ont pas, ne l'emportent pas pendant les rites, ou ne savent pas s'en servir sous stress. Une solution qui suppose un téléphone dans la poche du pèlerin ne protège que ceux qui n'en avaient pas besoin.
Entre les tours, sous les tunnels, dans les niveaux inférieurs du Masjid al-Haram, le signal satellite se perd ou dérive de plusieurs dizaines de mètres. Dans une foule dense, cette imprécision ne sert à rien.
Il compte, il rappelle, il cherche. Quand quelqu'un manque, il ne sait ni depuis quand, ni dans quelle direction. Il perd le groupe entier en cherchant une seule personne.
Comment ça marche
En permanence et en silence, la carte diffuse un identifiant chiffré à très faible puissance. Elle ne sait pas où elle est : elle dit seulement « je suis là », à qui veut l'entendre dans un rayon de quelques dizaines de mètres.
Les téléphones équipés de l'application — encadrants, familles, autres groupes — captent ce signal sans rien afficher et le transmettent. Plus il y a de porteurs dans la zone, plus la couverture est fine. Personne ne fait rien : ça se passe dans la poche.
Sur son écran, il voit son groupe et le dernier point de passage de chacun. Si le pèlerin appuie sur le bouton, l'alerte part immédiatement — et uniquement vers lui.
Le cœur du système
C'est le choix de conception qui rend le système utilisable à grande échelle sans le rendre ingérable. Deux plans qui ne se mélangent jamais.
Un système qui ne compterait que sur les téléphones d'un seul groupe serait aveugle dès que le pèlerin s'en éloigne — c'est-à-dire exactement au moment où on en a besoin. En partageant le plan de relais entre toutes les agences équipées, chaque nouveau groupe améliore la couverture de tous les autres.
Si toutes les alertes partaient à tout le monde, personne n'agirait. Chaque encadrant ne reçoit que ce qui le concerne : ses pèlerins, son groupe, sa responsabilité. La chaîne de secours reste claire, et c'est ce qui la rend rapide.
Tout le monde aide à porter le signal. Personne ne voit ce qui ne le regarde pas.
La carte
Ni écran à consulter, ni bracelet à supporter par quarante degrés, ni recharge quotidienne. Une carte qu'on glisse dans la ceinture de l'ihram, le porte-documents ou un étui de cou, et qu'on oublie.
Cinq couches laminées à chaud en un seul bloc. Une fois pressée, la carte n'a ni vis, ni ouverture, ni pièce démontable — c'est ce qui lui donne son étanchéité, et ce qui la rend increvable dans une poche pendant trois semaines.
La carte tourne sur elle-même : recto, puis verso avec le code de secours.
Le bouton se trouve au toucher, sous un vêtement, sans regarder. Il répond par un bip et une lumière : le pèlerin sait que son appel est parti. C'est la seule chose qu'on lui demande d'apprendre.
La carte de localisation
L'alerte ne se contente pas de sonner. Elle ouvre une carte qui montre le dernier endroit où la carte a été entendue, la zone dans laquelle chercher, et le chemin parcouru avant la perte de contact.
La carte ne sait pas où elle est. Ce sont les téléphones qui l'entendent qui rapportent leur position au moment où ils la captent. Trois relais qui entendent la même carte donnent une zone ; plus ils sont nombreux, plus elle se resserre.
Afficher un point unique serait un mensonge confortable. La carte montre la zone réellement probable — ici vingt-cinq mètres. L'encadrant sait qu'il doit balayer un rayon, pas marcher vers une croix.
Les derniers points de passage restent tracés. Si le contact se perd, la direction dans laquelle la personne se déplaçait reste visible — c'est souvent ce qui permet de la retrouver.
Les applications
La famille veut être rassurée. L'encadrant veut agir. Ce ne sont pas les mêmes besoins, et ce ne sont donc pas les mêmes applications.
Le filet de sécurité
Une batterie se vide, une électronique tombe en panne. Le système ne s'effondre pas pour autant : au dos de chaque carte, un code lisible par n'importe quel téléphone, sans application et sans que la carte ait besoin d'être alimentée.
Ce que reçoit le pèlerin
Le dispositif est pensé pour être distribué en agence, avant le départ, sans formation ni installation à la charge du pèlerin.
Personnalisée à son nom et rattachée à son groupe, activée par un conseiller en agence. Le pèlerin n'a rien à configurer.
Sa famille suit à distance l'état de sa carte et reçoit les alertes en même temps que l'encadrant, où qu'elle se trouve.
Pour porter la carte au cou ou dans la ceinture, sans risque de la perdre pendant les rites.
Le poste de secours de l'agence reçoit les alertes que le groupe n'a pas traitées, et reste joignable jour et nuit.
Une page, trois langues, une seule instruction à retenir : appuyer trois secondes si vous êtes perdu.
La carte revient à l'agence, est effacée puis réattribuée. Elle n'est pas un consommable.
Vie privée
Pourquoi nous faisons ça
Un pèlerin qui se perd, c'est un voyage attendu toute une vie qui bascule en quelques minutes.
Parlons-en
Nous présentons le dispositif complet — la carte, les deux applications, le poste de secours — et nous écoutons ce qui manque dans votre organisation actuelle. Aucun engagement.
Réponse sous 48 h · présentation sans engagement